U

Tourisme durable : la prise de conscience semble désormais réelle chez les pros du tourisme

Accueil / Actualités / Tourisme durable : la prise de conscience semble désormais réelle chez les pros du tourisme

Tourisme durable : la prise de conscience semble désormais réelle chez les pros du tourisme

28/09/17
Le « slow tourisme », un secteur en ascension
L’IFTM Top Resa accueille pour la première fois, en 2017, une zone réservée au tourisme responsable. A cette occasion, les Acteurs du Tourisme Durable (ATD) ont organisé une conférence sur le slow tourisme pour mobiliser la profession autour de cet enjeu.

Réfléchir à d’autres formes de tourisme. C’est la mission que s’était donnée l’association les Acteurs du Tourisme Durable (ATD) en organisant une conférence sur le slow tourisme à l’IFTM Top Resa, mardi 26 septembre 2017.

L’association est accueillie par le salon dans le cadre de l’année du tourisme durable.

C’est la première fois qu’ATD est aussi visible sur Top Resa, et « on s’est battu pour y être », affirme Christophe Bonnafous, administrateur d’ATD et gérant et fondateur de l’agence d’audit formation et management « Tourisme & Développement ».

Des lab’ pour tester les innovations
Son introduction annonce la couleur. « Le tourisme est le premier secteur créateur d’emplois dans le monde. Mais nous faisons face à des crises sociales, écologiques, économiques et le tourisme doit répondre à ces paramètres. Il faut innover et évoluer ».

Anne-Marie Michaux, chef de projet pour la direction générale des entreprises (DGE) représentait France Tourisme Lab. A la fois incubateur de jeunes entreprises et accélérateur pour celles qui se développent, France Tourisme Lab souhaite développer les échanges de bonnes pratiques et créer une interactivité entre les régions.

Autre angle à prendre en compte : le développement du télétravail. Avec la possibilité de mixer voyage, tourisme et temps de travail, le client cherche un contact humain et une expérience à partager.

C’est ensuite au tour de Christelle Taillardat, représentante du Comité départemental du tourisme (CDT) de l’Aube, venue présenter un incubateur, en direction des entreprises touristiques de la région, dont « 79% souhaitent un accompagnement » en matière d’innovation.

En ligne de mire, « un tourisme du plaisir sur le long terme, avec une réappropriation de la nature et des rencontres humaines. Bref le développement de l’expérience vécue » que le client va partager sur les réseaux sociaux et faire connaître.

Une opportunité pour les territoires ruraux. L’Aube met en avant l’aspect humain, le viticulteur en Champagne, qui va faire visiter son exploitation, se raconter et expliquer son métier. « Le lab est un lieu d’accélération pour les entreprises qui souhaitent développer des actions dans cette direction ».

Sensibiliser la nouvelle génération
Le slow tourisme est un secteur économiquement dynamique et soutenu notamment pas la CCI France et sa chargée de mission tourisme durable Louise de Torcy, venue parler des enjeux de la sensibilisation des professionnels, via un site ludique développé en partenariat avec l’Ademe et Edf entreprise.

Le site CCI Business Optimizer, lancé le 26 septembre 2017, a été créé dans le but de donner accès à l’information pour les restaurateurs et les lieux d’hébergement. Simple et ludique, il éclaire l’utilisateur sur les gains potentiels en terme de coûts et d’énergie dépensés.

Il ajoute des témoignages d’autres professionnels afin de valoriser les actions, générer une forme de compétition amenant à plus d’efforts, et créer un échange d’expérience.

L’école de tourisme de la Rochelle, Business School of Tourism & Hospitality était représentée par son directeur, Marc Gibiat.

Venu promouvoir sa formation résolument tournée vers le développement d’un tourisme responsable, il a notamment évoqué la thématique de l’accessibilité. « Nous donnons désormais à nos étudiants des cours de langue des signes » et des formations autour de l’accessibilité de différents handicaps.

Le but principal de l’école : développer des savoir-faire et sensibiliser la nouvelle génération. « Les rendre prêts à déployer des actes et des bonnes pratiques ».

« Slow », mais pas trop

Et le tourisme, demain, devra relever de nombreux défis.

Le message de Franck Laval, initiateur du projet Solar Hotel et des écoles-hôtels associées est clair : « on va passer à 2 milliards de touristes, on a besoin de réponses urgentes ».

Le monde du tourisme doit changer de modèle et permettre de nouvelles manière d’aborder le secteur. « On a besoin d’une révolution, martèle Franck Laval. La question du sol est centrale : on ne peut plus s’implanter comme avant n’importe où, il faut concentrer les activités, créer des chambres modulables, adaptées aux familles… ».

Et d’ajouter : « il aurait fallu le faire depuis les années 70, quand on a bétonné toute la côte espagnole ! ».

Une prise de conscience qui semble désormais réelle chez les professionnels du tourisme. Mieux vaut « slow » que jamais !

Tourmag du 28/09/17

Share This