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Le bien-être fait aussi du bien au tourisme

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Le bien-être fait aussi du bien au tourisme

15/05/18

Ralentissement du vieillissement, prévention des maladies cardiovasculaires, detox numérique, cure antistress : face à des préoccupations de premier plan pour la société, le secteur du bien-être déploie une panoplie d’offres toujours plus sophistiquées.

La notion de bien-être est devenue un enjeu crucial pour notre société, au point de la rendre presque indissociable de la notion de santé. De plus en plus de gens recherchent une approche plus préventive que curative de la médecine. Le maintien en bonne santé passe alors par une attention particulière à leur bien-être physique, mais aussi psychique.

Soins, activité physique, gestion du stress, gestion de la douleur, programme nutritionnel adapté, éducation thérapeutique : les établissements de bien-être rivalisent d’imagination pour proposer une offre à la fois riche et variée.

 Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais. 

Tendances observées dans les centres de bien-être

Les pratiques émergentes

Selon Health and Fitness Travel, spécialiste en séjour de bien-être, plusieurs pratiques devraient se renforcer ou faire leur apparition dans un futur proche.

Source: Observatoire valaisan du tourisme

Des offres élaborées et ciblées

La gamme de massages, de soins et de traitements s’est largement étoffée. Aujourd’hui, les établissements importent des techniques venues d’ailleurs, valorisent les produits naturels locaux, s’adressent aux jeunes enfants ou encore se dotent de matériel sophistiqué. On vante les effets spécifiques des soins sur certaines régions du corps, pathologies, douleurs, etc. Il y en a pour tous les goûts.

  1. La médecine alternative asiatique pour favoriser le bien-être intérieur. À l’exemple de l’Ayurvéda, une médecine ancestrale indienne qui vise à une purification physique, émotionnelle et psychique. Les massages ayurvédiques se popularisent dans les centres de bien-être. En Valais, ils sont pratiqués à Ovronnaz, Anzère ou encore à Val d’Illiez.

    D’inspiration asiatique, de nouvelles thérapies par la nature arrivent en Europe. Le concept japonais Shinrin Yoku, ou « bains de forêt », est proposé par les établissements de La Chaîne Thermale du Soleil. Cette thérapie consiste à se balader de longues heures en forêt à un rythme très lent. 

  1. Une offre spécifique pour les familles. Pour attirer les familles, de nombreux sites proposent des massages pour les enfants. En Valais, Brigerbad et les bains du Val d’Illiez en font notamment partie. Le Anzère Spa & Wellness a lancé une formule permettant aux parents et à leur progéniture de vivre cette expérience ensemble.
  2. Démarcation par les spécificités et propriétés des produits locaux. Les centres de bien-être valorisent les propriétés des ressources locales (fruits, plantes, minéraux, etc.) à travers une gamme de produits de traitement ou de cosmétiques. Par exemple, le Walliser Alpentherme de Leukerbad profite de la culture viticole à proximité pour offrir des soins à base de raisins.
  3. Cryothérapie et cabines de froid. Autrefois réservée aux sportifs, la cryothérapie se démocratise. Le principe consiste à s’introduire dans une cabine dont les températures descendent jusqu’à -150°C. Moins froides, les cabines à neige s’installent elles aussi dans les centres thermoludiques.
  4. Caisson de flottaison. Chargé en sulfate de magnésium, il procure une sensation de flottaison intense. De plus en plus d’adeptes s’immergent dans cette baignoire hermétique plutôt spéciale pour défier les lois de la pesanteur et relaxer.

Quel intérêt pour le tourisme mondial ?

D’après le Global Wellness Institute, 691 millions de voyages en lien avec le bien-être auraient été effectués de par le monde en 2015. Les dépenses générées par ce tourisme s’élevaient à plus de 482 milliards de dollars. Pour 11 % des séjours, le bien-être était le motif principal du déplacement. Avec 250 millions de séjours en 2015, les Européens sont ceux qui réalisent le plus grand nombre de ces voyages. En revanche, les États-Unis demeurent le marché le plus lucratif. Les Américains ont dépensé près de 202 milliards de dollars.

veilletourisme.ca du 8/05/18

Émeline Hébert

 

 

 

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